Les Verts français – comme ils viennent d’en donner la preuve – n’ont décidément pas l’échine des Verts allemands dont ils se revendiquent. L’accord qu’ils ont signé hier avec le PS – et les tribulations liées à leurs communiqués respectifs relatées dans la presse du jour – est un abandon en rase campagne des revendications les plus criantes de leur base.
Qu’il s’agisse de l’EPR de Flammanville ou de l’aéroport nantais de Notre Dame des Landes, la direction des Verts a sacrifié les symboles les plus marquants de ses derniers mois de « combat ». Obsédée par le souci de « caser » quelques uns de leurs cadres sur une soixantaine de circonscriptions concédées par le PS, la direction des Verts ne cache plus son goût pour les cadeaux dont la gratifie le PS depuis quelques années : postes de conseillers régionaux, récemment de sénateurs et demain (c’est leur rêve …) quelques députés.
Au final, les Verts tirent leur gloire de deux points d’accord :
- le retour (utopique) de la retraite à 60 ans !
- l’arrêt de 24 centrales nucléaires d’ici 2025
Au prix de 350 emplois, en moyenne, par centrale, cela représente 5250 emplois supprimés pour permettre à 15 écologistes, au mieux, de devenir députés !
Cet accord démontre bien que les Verts français ne sont qu’une annexe du PS (où sont d’ailleurs recasés d’anciens PS), cherchant à valoriser leur petite entreprise coûte que coûte. Anticipant sur une dégringolade de leur score à la présidentielle, ces derniers donnent le sentiment de sauver les meubles en cédant sur les points essentiels de leur programme: pas sûr, qu’à ce jeu-là, qui insupporte les français, les Verts aient beaucoup à gagner à moyen terme.
